Historique du Rock en Alsace 1975-1990
Le Rock en Alsace 1975-1990
Partie 1
Cet historique du rock en Alsace, rédigé par l’édition MUSIQUE EN STOCK commence par le début c’est à dire le milieu des années ’70. Historique complet de groupes/musiciens « alsaciens » de cette période. Soit quinze années de notre histoire musicale principalement rock de ces années-là, et ou nous nous sommes efforcés de vérifier les faits, et de nous pourvoir en documentations. Malgré cela, nous nous sommes parfois heurtés au mur infranchissable des souvenirs contradictoires, des anecdotes mal retenues (à cause des trous de mémoire, tantôt réels, tantôt sélectifs), des noms imprécis (épelés phonétiquement, sans beaucoup de traces écrites auxquelles se référer), des dates, des lieux, des groupes à jamais refoulés dans les brumes du passé.
Mais au fond, qu’importe, car le recensement de ces jeunes groupes alsaciens témoignait d’une vie authentique d’une scène régionale, et qui ne demandait qu’à se faire connaître.
Après les années 60, arrivèrent tout naturellement les années 70. Et là, pas grand chose à se mettre sous la dent, pendant la période 1970-1975 (années " baluchardes " par excellence), hormis quelques rares bons groupes tels que : VERTIGE, JIMMY BOCK (déjà), RIF-RAFF, BLACK RAT (les futurs SPEED QUEEN), FEELING HENRY KEATSLORD, CRUCIFER (les ex RHYTHM CHECKERS, le terrible et surprenant groupe alsacien des années 60 qui ravagèrent le Grand Est de la France pendant 4-5 ans, avec une prestation non moins remarquée à l’Olympia (1 45t. témoigne de ce passage live dans la capitale) avec le non moins terrible Bouboule leur chanteur qui chantait façon " Little Richard ", et qui fut également le batteur des JETS). Dans ces années là le rock’n’roll des pionniers, le twist qui fit fureur aux débuts des années 60 et la musique d’outre Manche, c.a.d. l’Angleterre étaient les tendances dominantes chez nos teenagers alsaciens. Le tout premier de ses teenagers fut peut-être Didier HILD, qui reste aujourd’hui introuvable. Il avait monté un petit groupe de trois musiciens. Comme matos, il chantait sur deux postes de radios à lampes, qu’il avait transformé en amplis.

Jimmy Bock - 1985
(photo : Le Chalet)
Toujours dans les années soixante, vinrent ensuite les groupes instrumentaux comme les JETS qui firent les beaux jours du Sporting Palace. Les BLACK & WHITE (deuxième version en 64-66) qui firent un malheur partout ou ils passaient, principalement au Coucou des Bois (au bout du quartier du Neuhof). Ce furent les années d’insouciance de la jeunesse d’içi, qui entre le service militaire (autour de 2 ans à cette époque), et l’entrée dans le monde du travail, s’éclatait entre le «Twist de St-Tropez» des Chats Sauvages, du «Paint It Black» des Rolling Stones ou du non moins fameux «Gloria» des Them. Tous ceux qui ont vécus ces années soixante, en gardent un souvenir plus qu’ému. De magnifiques images et de clichés à jamais enfouis dans un passé qui ne reviendra pas.

Le groupe Wapassou 70's
Pour en revenir à nos années 70, il y avait les mégalomaniaques de WAPASSOU (les planants aussi historiques que leurs grandes fresques austères), ou MER GRAND (sans aucun doute le plus inventif).
Ce fut une période très planante et «babarisante», donc de non-rock (dans le sens pur du terme). Mais durant la deuxième partie de ces années-là, le rock allait largement prendre sa revanche avec notamment l’arrivée du punk en 1977, ce qui allait créer une véritable émulation dans la jeunesse «musicale» alsacienne. De vrais groupes-gangs plus virulents les uns que les autres fonçaient têtes baissées, sans aucun doute pour élargir les frontières d’une ébullition régionale (déjà) bien réelle.
Strasbourg, Colmar, Mulhouse, à l’instar de nombreuses autres villes, abritaient des «mômes» engourdis par l’ennui et la grisaille du quotidien, le jamais rien n’arrive...
Ce fut une période très planante et «babarisante», donc de non-rock (dans le sens pur du terme). Mais durant la deuxième partie de ces années-là, le rock allait largement prendre sa revanche avec notamment l’arrivée du punk en 1977, ce qui allait créer une véritable émulation dans la jeunesse «musicale» alsacienne. De vrais groupes-gangs plus virulents les uns que les autres fonçaient têtes baissées, sans aucun doute pour élargir les frontières d’une ébullition régionale (déjà) bien réelle.
Strasbourg, Colmar, Mulhouse, à l’instar de nombreuses autres villes, abritaient des «mômes» engourdis par l’ennui et la grisaille du quotidien, le jamais rien n’arrive...


Flash Gordon - 1978/1981
et Gérard et ses Beaux Frères
(photo : 1989)
Unique phare dans le brouillard, point de fixation des énergies refoulées/rock’n’roll. L’ennui, maître-mot des lycées - collèges, aux usines, en passant par le flipper ou le juke-box. La création, d’une nouvelle scène régionale à partir de 1977 autorisait tous les espoirs. De même l’éclosion des groupes marquait un regain d’activité. Le formidable engouement populaire que suscitaient des groupes comme FLASH GORDON ou GERARD ET SES BEAUX FRERES par exemple, prenait une ampleur croissante au fil des mois.
Néanmoins certains groupes se démarquaient totalement de ce mouvement punk / rock’n’roll, source omniprésente et quasi obsessionnelle de la fin des seventies. Ce panorama de la scène régionale alsacienne des années 75-90, présente les principaux groupes de l’époque (mille pardons pour les oubliés) en regard de la célérité du processus.
1977, c’est principalement l’explosion à la fois du punk, du disco, et du reggae, et la fin d’une période «baba-cool» teinté de jazz-rock, avec une franche tendance progressive-rock.
Commençons par un jeune groupe. Il s’agissait de FLASH GORDON. Band intéressant crée en 1978 avec une musique qui comme pour nombre de groupes de cette époque ne pouvait renier ses influences (Starshooter en particulier, et dont le groupe assura la première partie à la salle de la Bourse, dans un concert bien «destroy»). FLASH GORDON fera pas mal de concerts, changera deux fois de chanteurs, fera quelques premières parties intéressantes, un 45t. («Vive le gouvernement» sorti en 1980), et remporta le fameux tremplin du Golf Drouot à Paris la même année. Les maisons de disques se sont montrées intéressées, mais ça n’a rien donné. Alors, c’était inévitable, le split est intervenu en 1981. Il faut dire qu’il y avait de quoi faire avec les «gloires locales» pour la plupart issus du mouvement punk, trash, rock’n’roll, ou hard des années 77-80, comme les météorites DUSTBEANS groupe punk mythique et dont quelques graffiti couvrent encore certains murs de la ville de Strasbourg (premier concert punk donné à Strasbourg en 1977 au Fossé des Treize, devant une salle comble. Ce fut du délire).
Néanmoins certains groupes se démarquaient totalement de ce mouvement punk / rock’n’roll, source omniprésente et quasi obsessionnelle de la fin des seventies. Ce panorama de la scène régionale alsacienne des années 75-90, présente les principaux groupes de l’époque (mille pardons pour les oubliés) en regard de la célérité du processus.
1977, c’est principalement l’explosion à la fois du punk, du disco, et du reggae, et la fin d’une période «baba-cool» teinté de jazz-rock, avec une franche tendance progressive-rock.
Commençons par un jeune groupe. Il s’agissait de FLASH GORDON. Band intéressant crée en 1978 avec une musique qui comme pour nombre de groupes de cette époque ne pouvait renier ses influences (Starshooter en particulier, et dont le groupe assura la première partie à la salle de la Bourse, dans un concert bien «destroy»). FLASH GORDON fera pas mal de concerts, changera deux fois de chanteurs, fera quelques premières parties intéressantes, un 45t. («Vive le gouvernement» sorti en 1980), et remporta le fameux tremplin du Golf Drouot à Paris la même année. Les maisons de disques se sont montrées intéressées, mais ça n’a rien donné. Alors, c’était inévitable, le split est intervenu en 1981. Il faut dire qu’il y avait de quoi faire avec les «gloires locales» pour la plupart issus du mouvement punk, trash, rock’n’roll, ou hard des années 77-80, comme les météorites DUSTBEANS groupe punk mythique et dont quelques graffiti couvrent encore certains murs de la ville de Strasbourg (premier concert punk donné à Strasbourg en 1977 au Fossé des Treize, devant une salle comble. Ce fut du délire).

Bloodsucker
(photo 45t. : 1981)
Il faut dire qu’en ce temps là il y avait des boîtes complètement rock. Le Studio 80 situé au 80 Grand’Rue à Strasbourg. Cet ancien cinéma fut transformé en salle de spectacles avec de temps à autres quelques concerts de groupes du coin (Gérard et ses Beaux Frères et les Bloodsucker par exemple). Ouvert du mercredi au dimanche, ce club attirait une clientèle très jeune. L’autre boîte rock et bien rock s’appelait le Silex, situé en banlieue strasbourgeoise à Cronenbourg exactement. Ouvert en 1976-77 (en pleine période punk) ce club pas trop grand (300 à 400 personnes environ), n’était pas joli dans le sens du terme, mais son architecture façon caverne préhistorique était amusante. Je pense qu’à cette époque le Silex passait le meilleur programme musical de l’hexagone grâce notamment à son célèbre DJ Chouchou. Petit bonhomme par la taille, mais grand par le talent. Il possédait ce sens inné de l’enchaînement, et surtout travaillait hors des sentiers battus. Il passait ce qu’il voulait, une grande partie du public venait pour sa programmation. Des groupes et des chanteurs bien connus venaient s’éclater au Silex, soit en jouant (Shakin’ Street et bien d’autres encore) ou tout simplement de passage, pour boire un verre. Bernie le chanteur de Trust y est venu plus d’une fois.
L’Old Tucson Saloon situé dans la rue d’Austerlitz nous distilla de la programmation blue grass, country et rockabilly de 1982 à 1984, avec d’excellentes soirées notamment avec Gérard et ses Beaux Frères et/ou Jimmy Bock et son band.
Les gazettes parisiennes (les magazines Best, Rock & Folk puis Actuel) dépéchèrent des reporters curieux du ram dam de par chez nous, ainsi que quelques TV nationales. Gardons en tête qu’à cette époque, les radios étaient nationales ou n’étaient pas. Il a fallu attendre le début des années quatre-vingt* pour avoir accès «aux ondes libres», puis quelques années encore plus tard les radios privées. Une seule promotion possible : France Inter.
* Radio Bérénice fut une des premiéres radios libres à émettre en toute illégalité sur Strasbourg (Esplanade) dès 1977. Bien entendu, elle fut brouillée par TDF, et la clandestinité était de rigueur. Néanmoins, par un programme musical destiné aux jeunes, à dominante «new wave», et «after punk», elle connut un certain succès. En 1984, elle reçoit une autorisation d’émettre en partage de la fréquence 94,5 avec RTA et Canal 15. Elle disparaîtra en 1985.
Les maisons de disques parisiennes ne battaient pas la campagne à la recherche de la perle rare. La majorité des groupes s’autoproduisaient (principalement chez Francis Adam qui était le propriétaire d’un studio 16 pistes situé dans un vieux garage en banlieue strasbourgeoise), et quelques élus eurent même la chance d’enregistrer pour une major (Speed Queen).
BAXYS, MYTHE ZERO, MACH 3, ROCKING CHEESE, TENAGERS, IRON SHIP, W.L.U.D, BABY & HIS BLANKETS, BISSMUS, furent parmis les premiers à relancer le rock en Alsace, en compagnie des excellents GERARD ET SES BEAUX FRERES alias CRAZY ROCKETS, à mi-chemin entre le rockabilly pur et dur et les pastiches genre «Au Bonheur des Dames» - les TETES BRULEES (1982-1984) avec entre autre Christian Schall, qui deviendra quelques mois plus tard (après son départ du groupe) le gérant du «Bandit» le célèbre club-rock strasbourgeois (Sanglot Production) des années 1983-1986. Les virulents et excellents BIBI ET LES PREDATEURS et THEMROCK de Mulhouse, DYNAMO de l’afro-cubain, JOLIS MOMES (rock en français), HIGH & DRY (les futurs DRINKS, puis RAFT, qui triomphera avec le tube «Yakadansé», puis succombera à la scission puisqu’aujourd’hui on retrouve Pierre SCHOTT en solo), YPERITE (punk corrosif), ROU DOU DOU (qui donnait à l’époque dans le «Raw Power» façon «Stooges»), HORSEX (rock en français), LES CIVILS (new-wave),
L’Old Tucson Saloon situé dans la rue d’Austerlitz nous distilla de la programmation blue grass, country et rockabilly de 1982 à 1984, avec d’excellentes soirées notamment avec Gérard et ses Beaux Frères et/ou Jimmy Bock et son band.
Les gazettes parisiennes (les magazines Best, Rock & Folk puis Actuel) dépéchèrent des reporters curieux du ram dam de par chez nous, ainsi que quelques TV nationales. Gardons en tête qu’à cette époque, les radios étaient nationales ou n’étaient pas. Il a fallu attendre le début des années quatre-vingt* pour avoir accès «aux ondes libres», puis quelques années encore plus tard les radios privées. Une seule promotion possible : France Inter.
* Radio Bérénice fut une des premiéres radios libres à émettre en toute illégalité sur Strasbourg (Esplanade) dès 1977. Bien entendu, elle fut brouillée par TDF, et la clandestinité était de rigueur. Néanmoins, par un programme musical destiné aux jeunes, à dominante «new wave», et «after punk», elle connut un certain succès. En 1984, elle reçoit une autorisation d’émettre en partage de la fréquence 94,5 avec RTA et Canal 15. Elle disparaîtra en 1985.
Les maisons de disques parisiennes ne battaient pas la campagne à la recherche de la perle rare. La majorité des groupes s’autoproduisaient (principalement chez Francis Adam qui était le propriétaire d’un studio 16 pistes situé dans un vieux garage en banlieue strasbourgeoise), et quelques élus eurent même la chance d’enregistrer pour une major (Speed Queen).
BAXYS, MYTHE ZERO, MACH 3, ROCKING CHEESE, TENAGERS, IRON SHIP, W.L.U.D, BABY & HIS BLANKETS, BISSMUS, furent parmis les premiers à relancer le rock en Alsace, en compagnie des excellents GERARD ET SES BEAUX FRERES alias CRAZY ROCKETS, à mi-chemin entre le rockabilly pur et dur et les pastiches genre «Au Bonheur des Dames» - les TETES BRULEES (1982-1984) avec entre autre Christian Schall, qui deviendra quelques mois plus tard (après son départ du groupe) le gérant du «Bandit» le célèbre club-rock strasbourgeois (Sanglot Production) des années 1983-1986. Les virulents et excellents BIBI ET LES PREDATEURS et THEMROCK de Mulhouse, DYNAMO de l’afro-cubain, JOLIS MOMES (rock en français), HIGH & DRY (les futurs DRINKS, puis RAFT, qui triomphera avec le tube «Yakadansé», puis succombera à la scission puisqu’aujourd’hui on retrouve Pierre SCHOTT en solo), YPERITE (punk corrosif), ROU DOU DOU (qui donnait à l’époque dans le «Raw Power» façon «Stooges»), HORSEX (rock en français), LES CIVILS (new-wave),

Blue Caps
(photo : 1981)

New Blue Caps - 1983
BLUE CAPS (1977-1981 - punk), puis NEW BLUE CAPS (1982-1985 - rock’n’roll / rockabilly), SOLTICE (avant de s’appeler YOU à partir de 1983), NESS & THE NESSIES ( 1979-1982) qui donnaient dans le rock «aquatique», avant de devenir LOCKNESS en 1983. FEEDBACK (qui fit la première partie des Stray Cats au Tivoli en juin 1982), SILVERTRAIN (fin seventies – début eighties - hard-rock), le premier vrai groupe de hard en Alsace, VENT D’EST (hyper planant, «en hommage» aux hippies façon Grateful Dead),

Capital Funk - 1985/1987
CAPITAL FUNK, NEC + ULTRA (les pionniers du rock-galactique (les Krutenauer Wackes), JIMMY BOCK & BLUE TRAIN (rock’n’roll attitude), JIMMY BOCK ET SES MOUSTIQUES (idem)... aussitôt suivi par une horde d’autres groupes au moins aussi affamés et allumés qu’eux : les TOXIQUES (punk), ROLLY & THE WANDERERS (1980 - le rock ‘n’roll à l’état pur),


A 'Bomb'
(80's)
A’BOMB (le punk atomique), SGAEG (1979-1982) de Sélestat, du punk rock «gentil» avec Jean Marc Otter, avant de devenir CHEVROLET en 1984, puis CLIN D’ŒIL, et enfin BUOB au début des années 90 (avec les trois frères Otter), LES MOUCHES (punk), BLACK WIDOW (hard-rock), les 4 jeunes teigneux de DANGER ZONE (1980-1982 - hard-rock du Sundgau), ALIEN PLAYBOYS (les rois de la country), DERNIERE BANDE (1981-1985, qui imposait une certaine qualité littéraire (avec Rodolphe Burger au chant et à la guitare) RUSSIAN ROULETTE (rock de «feu»), PANTIN. E (new-wave), DORIAN GRAY (new-wave), ZAYUS, LES VISITORS (1984-1987, entre les «Shadows» et les «Clash»), APOCALYPSE II (hard-rock), GIMMICK’S (real rock), SKOL (fusion rock déjantée), LES INCORRUPTIBLES (punk-oï) , NO MAN’S LAND, LES FLEURS DU MAL, LES FILS DU FROID, TOP MODEL (rock FM en français), FREEZE II RINCEAUX (rock’n’gore industriel entre «Zappa» et «Alice Cooper»), GESB des frères Walter (jazz-rock), SMITHLORD (le groupe avait la violence des slogans sur les murs de mai 1968, mais quinze ans après), Le bondissant MOPO MOGO (punk), qui nous gratifia d’un 45t. plus que surprenant en 1983, EVA BRAUN (rock minimal à la «Métal-U»), LES SALOPES, puis les NOUVELLES SALOPES (mélange de «Blondie» et de «B.52’s», jouissif et dansant), CHAOS CLUB, MARYLIN, puis MARYLIN ET LES KENNEDYS, CLEMENT SYLVANER, SOUND ATTACK (avec Fred Poulet) un des groupes mythique avec les RUSSIAN ROULETTE, et autre GIMMICKS de la scène mulhousienne, COSMETIX, LE MUR (cold-wave), DAYTONA (hard-rock), FIZZY SCALP (punk destroy), FUNSHINE (cool), DUBS (le premier groupe reggae de la région), LES CRABES (pub-rock), BAD LOOK, CAMELEON, CAFE D’ANGLETERRE, CENTRE VILLE (rock en français dans la mouvance «Téléphone»), BLUE LAGOON (blues), BUCK DANY’S, BLOODSUCKER (les plus jeunes de tous), ANECHOIC CHAMBERS (1984-1989, new-wave), AFRICA KORPS (pub-rock), SKY MY HUSBAND, en continuant d’avancer vers nous, on retrouve BLOC-NOTES, qui gagnera la finale du PdB* au Bandit en 1985 (devant les New Blue Caps, et loin devant Kat’Onoma bon dernier de cette finale, comme quoi…) et qui deviendra par la suite ALTRACE RUMOR, puis ALTRACE, qui sentait bon un réalisme poético-urbain, WILL’O THE WISP (new-wave), ZEN, ARCANE, Dr.SCANDALE, N’KAP KOULOU, AGATHE (blues et rhythmes and blues),

October
OCTOBER (de la pure new-wave pop), MEDIUM, LES PNEUS, SEX SEX SEX & SEX, T.ROSE, DOUZE ANS D’AGE, GRAFFITI, COPIE CONFORME, KIWI (excellent groupe mulhousien, très mature, et qui donnait dans un style qu’évoquait «Police»), ORIENT BLUES (autre excellent groupe mulhousien – le premier peut-être a avoir «inventé» en Alsace ce que l’on appelle aujourd’hui la world music), le boogie-blues de BOULEVARD, le heavy-métal de BURNING PRIDE (1983-1984) avec leur leader charismatique Jean Marc Baldacchino, figure incontournable du rock mulhousien de ces années là, DEEP’S GANG (festif kitsch), HURRICANE (hard-rock), HSB (rock humoristique), HOLD-UP (avec de superbes reprises tels que «Starsky et Hutch»), PYROMANIA (heavy), LES PYTHIES (le seul et premier groupe régional 100% féminin, dans le genre speed), PACEMAKER, de l’after punk dans la lignée des «Clash», avec une musique très revendicatrice, teigneuse et stimulante,

Les Dodgers

The White Kats
(photo : 1989)
le rockabilly des DODGERS (1987-1989) de Haguenau, 1 PEU-FOU, SOMBRE HEROS (1987-1990, after-punk-ska, d’excellente facture), LES SOUTENEURS (rhythm’n’blues façon sixties), BLUE RIVER (en hommage au «King»), CORBO COMBO,

Hamburger Blues Band - 1978/1981
HAMBURGER BLUES BAND, SIGISBERT IV (new-wave), MONOPLANO, LES FRANÇAIS, TRANS ROCK EXPRESS (twist des années 60), DROLE D’AFFAIRE, HONEY BUBBLE ET SES CROCKETS (rock humoristique), ALESIA COSMOS (rock «cosmique»),

Alésia Cosmos - 1983/1987

Les Globe-Trotters - 1984/1985

New FIJ - 1983/1989
NEW F.I.J. (new-wave), KATONOMA, BAIL OUT (rock éclaté), EPSILON, EXQUIS, les colmariens de NON COUPABLE (rock «Clashien»), FIREWIND (hard-cool), EXIL (heavy), LA NUIT VENUE (musique contrastée et sophistiquée entre techno, indus et musique contemporaine),

Les Rollmops
(photo : 1988)

Tribu Kracklite - 1988/1991
LES ROLLMOPS (punk), TRIBU KRACKLITE (rock et funk tordu, avec des perversions harmoniques), puis KRACKLITE, où de drôles de machines entouraient le solitaire Pascal Holtzer, DIRTY HILLBILLIES (rockabilly is still alive), OUTS IN OUT, CROSSTOWN TRAFFIC,

Screaming Kids - 1988/1992
puis à nouveau depuis 2007
(photo logo : 1990)
SCREAMING KIDS (du psycho en passant par le rock’n’roll revisité, et vainqueur du Printemps de Bourges 90), MAX SHEMETOV (techno), LES VOYAGEURS TEMPORELS (indus), REDRUM (trashabilly), THE ITCH (pop U.S façon Janis Joplin), THE SHORTNIN’BREADS (pub-punk), JACQUES ET LES TRONCS (néo-yéyé, avec la fraîcheur et la naïveté des années 60)… puis vinrent tout naturellement les années 90, avec son cortège de nouveaux groupes, nous sommes maintenant en 2010, en plein début du troisième millénaire.
Qu’en est-il, qu’en sera-t-il ?
Jean-Paul DEMEUSY
(Directeur et éditeur du guide Musique en Stock)
Complément très conséquent en photos pour la fin 2010.
Qu’en est-il, qu’en sera-t-il ?
Jean-Paul DEMEUSY
(Directeur et éditeur du guide Musique en Stock)
Complément très conséquent en photos pour la fin 2010.