Kat Onoma

Originaire
de Strasbourg, les membres du groupe se sont rencontrés au début des
années 80 à l’exception du leader, Rodolphe Burger (chant, guitare), et
du batteur Pascal Benoit, amis d’enfance. Forts d’une culture musicale
allant du rock au jazz, en passant par des influences plus
expérimentales, Rodolphe Burger, Pascal Benoit, Guy "Bix" Bickel,
(trompette), et Philippe "Lamiral" Poirier (saxophone et guitare)
forment le noyau d’une première formation, la Dernière Bande à partir de 1981.
Guy Bickel et Philippe Poirier avaient déjà partagé l’expérience du groupe Musik Aufhebung, plus axé sur l’improvisation. Jusqu’en 1986, le groupe donne de nombreux concerts et se forge un son rock très singulier. Parallèlement, les musiciens travaillent toujours ensemble dans une autres formation plus jazz, Ouvre Complète, menée par Philippe Poirier et un musicien extérieur au groupe,Yves Dormoy.
En 1986, Dernière Bande devient Kat Onoma et prend sa forme définitive avec l’arrivée du bassiste Pierre Keyline. Kat Onoma, qui signifie en grec «comme son nom l’indique», entre alors pour la première fois en studio à Bruxelles pour enregistrer un album de quatre titres, "Beggar’s Iaw". Après s’être vu éconduit des principales maisons de disques sur la place de Paris, seul le label Attitude, disparu depuis, accepte de signer et de distribuer le groupe. Les chiffres des ventes sont dérisoires, mais ce premier essai ne passe cependant pas inaperçu. La critique n’est pas insensible et un certain public remarque ce rock ténébreux empreint de new wave et de jazz, et que l’on compare très vite au Velvet Underground.
Après la disparition du label Attitude, le groupe doit retrouver une nouvelle maison de disques. Sans aucune promesse de distribution, Kat Onomaréussit à s’autoproduire pour la seconde fois afin d’enregistrer un album complet. En se cotisant, ils trouvent un studio à Bruxelles et mettent au point les quatorze titres de «Cupid». Dès la première écoute, le label Just’in signe le groupe sous un label encore en construction, Eurobond. L’album sort donc en 1988. La critique est dithyrambique, et leur public s’élargit,malgré une médiatisation fort confidentielle. Le groupe reçoit même le soutien de Françoise Hardy avec qui Rodolphe Burger travaillera quelques années plus tard.
A travers Shakespeare ("The Ditty Of The Drowned Fathe") et Samuel Beckett ("Sam Song"), on note les nombreuses influences littéraires qui jalonnent et caractérisent le répertoire de Kat Onoma. Trois textes sont également signés de celui qui accompagnera le groupe jusqu’au bout, l’auteur Thomas Lago, qui signe aussi sous son nom d’écrivain, Pierre Alféri. Fidèle à ses collaborateurs, Kat Onoma s’entoure dès ses débuts discographiques d’une équipe soudée dont l’ingénieur du son Luc Tytgat ou la graphiste Carole Peclers.
Peu de temps après la sortie du disque, le label Just’in est racheté par le label Fnac, d’où de nouvelles incertitudes pour le groupe. Finalement, leur troisième disque «Stock Phrases»sort en janvier 1990 sous ce nouveau label. Toujours empreint de poésie rock, les onze titres sont pour la plupart signés Burger/Lago. Mais on trouve aussi deux reprises inattendues de rock’n’roll, «Be Bop A Lula» et «C’Mon Everybody». Le succès critique est notable et cette fois, le groupe se fait un nom dans certains pays européens (Suède, Danemark, Grèce, Portugal). Malgré la discrétion du phénomène, il reste remarquable au regard du peu d’artistes français qui réussissent à s’exporter. Le 21 mars, le groupe s’installe au New Morning, salle célèbre pour ses concerts de jazz.
Deux ans plus tard, le 21 février 1992, sort leur troisième album, «Billy The Kid», entièrement construit autour du poète américain, Jack Spicer, décédé en 1965. L’accueil est dans l’ensemble très bon, et la diffusion des simples «The Gun», puis «The Radio» permettent au groupe d’exister un peu plus sur le territoire français, même si les ventes restent encore peu nombreuses. Mais Kat Onoma ne recherche guère le vedettariat.
Outre un passage au festival du Printemps de Bourges en avril et une soirée à la Cigale à Paris le 16 mai, Kat Onoma démarre une tournée le 24 novembre dont le point de départ est à Strasbourg, chez eux en Alsace.
Un fois la tournée terminée, et suite à de nouveaux problèmes de maisons de disques, Rodolphe Burger et Philippe Poirier sortent chacun un album solo dans la collection "les Hors séries de Kat Onoma". Presque entièrement en anglais, comme une bonne partie des titres de Kat Onoma, l’album solo de Rodolphe Burger, "Cheval Mouvement", est très proche de l’univers du groupe. Quant à celui de Philippe Poirier "Les Echardes", qu’il a écrit et réalisé avec son complice Yves Dormoy, il est expérimental et plus instrumental.
Après leurs nombreux problèmes de labels, le groupe signe en 1994 chez Chrysalis, label d’EMI. A cette occasion, ils créent aussi une société de production, Dernière Bande Production. En mars 1995, la totalité de leur catalogue est rééditée chez Chrysalis, à l’exception de leur premier disque de 1986. Tous les albums sont alors enrichis d’inédits.
Le 22 mai sort l’abum «Far From The Pictures», enregistré en Belgique. La plupart des titres sont signés Burger/Lago, mais aussi Philippe Poirier ou Olivier Cadiot. L’écho fait à leur album par la presse est à nouveau énorme. En juillet, on retrouve le groupe au festival des Francofolies de La Rochelle, puis le 6 novembre, sur la plus prestigieuse scène parisienne, l’Olympia.
En 1996, Rodolphe Burger compose deux titres pour Françoise Hardy sur son album «Le Danger». En avril, Kat Onoma reçoit le Bus d’Acier, récompense décernée à un artiste ou un groupe rock par la presse spécialisée. Enfin en décembre, le groupe investit une salle parisienne méconnue, le Garage, avant de s’installer pour six soirées au Pigall’s du 29 janvier au 3 février 1997.
Cette série de concerts donne lieu à leur premier album live qui sort en juin 1997, «Happy Birthday Public», allusion au dixième anniversaire du groupe.
Durant l’été 1997, Rodolphe Burger commence à écrire un nouvel album en Bretagne. Le groupe participe d’ailleurs au Festival La Route du Rock à St-Malo au mois d’août.
La fin de l’année 1998 voit la consécration de Rodolphe Burger en solo. Le 3 novembre, sort l’album «Meteor Show». Immédiatement, le CD est encensé dans toute la presse et Rodolphe Burger reçoit le prestigieux prix Charles-Cros. Habillé d’électronique et de jungle par Doctor L. (Assassin), cet album surprend agréablement le public. Il est expérimental, sombre et très différent du premier album solo.
Kat Onomase reforme en 2001 pour l’album éponyme qui sort le 6 mars. Savant dosage entre rock et électronique, ce disque - le premier depuis 1995 – fut enregistré dans les Vosges et mixé à Londres par l’anglais Ian Capple qui s’était illustré sur le «Fantaisie Militaire» de Bashung dont l’univers rock tout en obscures nuances est cousin de celui de Kat Onoma.
Le groupe part sur les routes de France pour quelques dates au cours de l’été 2001 dont les Vieilles Charrues en Bretagne. La tournée continue épisodiquement jusqu’au printemps 2002.
Le groupe se séparera quelques mois plus tard
Discographie :
Albums
• All The Best From Kat Onoma (+ DVD) 2004.
• Live à la Chapelle (2002)
• Kat Onoma (2001)
• Happy Birthday Album (live - 1997)
• Far From The Pictures (1995)
• Billy The Kid (1992)
• Stock Phrases (1990)
• Cupid (1988)
Guy Bickel et Philippe Poirier avaient déjà partagé l’expérience du groupe Musik Aufhebung, plus axé sur l’improvisation. Jusqu’en 1986, le groupe donne de nombreux concerts et se forge un son rock très singulier. Parallèlement, les musiciens travaillent toujours ensemble dans une autres formation plus jazz, Ouvre Complète, menée par Philippe Poirier et un musicien extérieur au groupe,Yves Dormoy.
En 1986, Dernière Bande devient Kat Onoma et prend sa forme définitive avec l’arrivée du bassiste Pierre Keyline. Kat Onoma, qui signifie en grec «comme son nom l’indique», entre alors pour la première fois en studio à Bruxelles pour enregistrer un album de quatre titres, "Beggar’s Iaw". Après s’être vu éconduit des principales maisons de disques sur la place de Paris, seul le label Attitude, disparu depuis, accepte de signer et de distribuer le groupe. Les chiffres des ventes sont dérisoires, mais ce premier essai ne passe cependant pas inaperçu. La critique n’est pas insensible et un certain public remarque ce rock ténébreux empreint de new wave et de jazz, et que l’on compare très vite au Velvet Underground.
Après la disparition du label Attitude, le groupe doit retrouver une nouvelle maison de disques. Sans aucune promesse de distribution, Kat Onomaréussit à s’autoproduire pour la seconde fois afin d’enregistrer un album complet. En se cotisant, ils trouvent un studio à Bruxelles et mettent au point les quatorze titres de «Cupid». Dès la première écoute, le label Just’in signe le groupe sous un label encore en construction, Eurobond. L’album sort donc en 1988. La critique est dithyrambique, et leur public s’élargit,malgré une médiatisation fort confidentielle. Le groupe reçoit même le soutien de Françoise Hardy avec qui Rodolphe Burger travaillera quelques années plus tard.
A travers Shakespeare ("The Ditty Of The Drowned Fathe") et Samuel Beckett ("Sam Song"), on note les nombreuses influences littéraires qui jalonnent et caractérisent le répertoire de Kat Onoma. Trois textes sont également signés de celui qui accompagnera le groupe jusqu’au bout, l’auteur Thomas Lago, qui signe aussi sous son nom d’écrivain, Pierre Alféri. Fidèle à ses collaborateurs, Kat Onoma s’entoure dès ses débuts discographiques d’une équipe soudée dont l’ingénieur du son Luc Tytgat ou la graphiste Carole Peclers.
Peu de temps après la sortie du disque, le label Just’in est racheté par le label Fnac, d’où de nouvelles incertitudes pour le groupe. Finalement, leur troisième disque «Stock Phrases»sort en janvier 1990 sous ce nouveau label. Toujours empreint de poésie rock, les onze titres sont pour la plupart signés Burger/Lago. Mais on trouve aussi deux reprises inattendues de rock’n’roll, «Be Bop A Lula» et «C’Mon Everybody». Le succès critique est notable et cette fois, le groupe se fait un nom dans certains pays européens (Suède, Danemark, Grèce, Portugal). Malgré la discrétion du phénomène, il reste remarquable au regard du peu d’artistes français qui réussissent à s’exporter. Le 21 mars, le groupe s’installe au New Morning, salle célèbre pour ses concerts de jazz.
Deux ans plus tard, le 21 février 1992, sort leur troisième album, «Billy The Kid», entièrement construit autour du poète américain, Jack Spicer, décédé en 1965. L’accueil est dans l’ensemble très bon, et la diffusion des simples «The Gun», puis «The Radio» permettent au groupe d’exister un peu plus sur le territoire français, même si les ventes restent encore peu nombreuses. Mais Kat Onoma ne recherche guère le vedettariat.
Outre un passage au festival du Printemps de Bourges en avril et une soirée à la Cigale à Paris le 16 mai, Kat Onoma démarre une tournée le 24 novembre dont le point de départ est à Strasbourg, chez eux en Alsace.
Un fois la tournée terminée, et suite à de nouveaux problèmes de maisons de disques, Rodolphe Burger et Philippe Poirier sortent chacun un album solo dans la collection "les Hors séries de Kat Onoma". Presque entièrement en anglais, comme une bonne partie des titres de Kat Onoma, l’album solo de Rodolphe Burger, "Cheval Mouvement", est très proche de l’univers du groupe. Quant à celui de Philippe Poirier "Les Echardes", qu’il a écrit et réalisé avec son complice Yves Dormoy, il est expérimental et plus instrumental.
Après leurs nombreux problèmes de labels, le groupe signe en 1994 chez Chrysalis, label d’EMI. A cette occasion, ils créent aussi une société de production, Dernière Bande Production. En mars 1995, la totalité de leur catalogue est rééditée chez Chrysalis, à l’exception de leur premier disque de 1986. Tous les albums sont alors enrichis d’inédits.
Le 22 mai sort l’abum «Far From The Pictures», enregistré en Belgique. La plupart des titres sont signés Burger/Lago, mais aussi Philippe Poirier ou Olivier Cadiot. L’écho fait à leur album par la presse est à nouveau énorme. En juillet, on retrouve le groupe au festival des Francofolies de La Rochelle, puis le 6 novembre, sur la plus prestigieuse scène parisienne, l’Olympia.
En 1996, Rodolphe Burger compose deux titres pour Françoise Hardy sur son album «Le Danger». En avril, Kat Onoma reçoit le Bus d’Acier, récompense décernée à un artiste ou un groupe rock par la presse spécialisée. Enfin en décembre, le groupe investit une salle parisienne méconnue, le Garage, avant de s’installer pour six soirées au Pigall’s du 29 janvier au 3 février 1997.
Cette série de concerts donne lieu à leur premier album live qui sort en juin 1997, «Happy Birthday Public», allusion au dixième anniversaire du groupe.
Durant l’été 1997, Rodolphe Burger commence à écrire un nouvel album en Bretagne. Le groupe participe d’ailleurs au Festival La Route du Rock à St-Malo au mois d’août.
La fin de l’année 1998 voit la consécration de Rodolphe Burger en solo. Le 3 novembre, sort l’album «Meteor Show». Immédiatement, le CD est encensé dans toute la presse et Rodolphe Burger reçoit le prestigieux prix Charles-Cros. Habillé d’électronique et de jungle par Doctor L. (Assassin), cet album surprend agréablement le public. Il est expérimental, sombre et très différent du premier album solo.
Kat Onomase reforme en 2001 pour l’album éponyme qui sort le 6 mars. Savant dosage entre rock et électronique, ce disque - le premier depuis 1995 – fut enregistré dans les Vosges et mixé à Londres par l’anglais Ian Capple qui s’était illustré sur le «Fantaisie Militaire» de Bashung dont l’univers rock tout en obscures nuances est cousin de celui de Kat Onoma.
Le groupe part sur les routes de France pour quelques dates au cours de l’été 2001 dont les Vieilles Charrues en Bretagne. La tournée continue épisodiquement jusqu’au printemps 2002.
Le groupe se séparera quelques mois plus tard
Discographie :
Albums
• All The Best From Kat Onoma (+ DVD) 2004.
• Live à la Chapelle (2002)
• Kat Onoma (2001)
• Happy Birthday Album (live - 1997)
• Far From The Pictures (1995)
• Billy The Kid (1992)
• Stock Phrases (1990)
• Cupid (1988)